Accueil Visiteur
n°1 n°2 n°3 n°4 n°5 n°6 n°7 n°8 n°9 n°10    
Page précédente

N°8, printemps 2002

Dans le numéro 8, nous avons choisi de rendre compte de l’impulsion qui pousse un peu partout de nouveaux promeneurs à arpenter les marges, les confins, les trous et les vacances des territoires («chemineurs», Stalker, etc...). L’ampleur du phénomène, très fort dans les milieux de l’art et de l’architecture, et son caractère nettement international, nous poussent à interroger ses raisons, ses genres et ses présupposés, et à réfléchir à nouveaux frais, dans cette perspective, sur l’entreprise même du «Visiteur».

Éditorial
Sébastien Marot

L'insolite banlieue du Guide du Routard
Soline Nivet

En 1999 paraissait aux éditions Hachette un volume consacré aux Banlieues de Paris 2000-2001. La périphérie parisienne était présentée comme une destination exotique et méconnue, propre à l'exercice de cet esprit de découverte qui distingue le routard du vulgaire touriste. Soline Nivet explore ici les attendus de cette entreprise, en révèle les paradoxes et montre que ce regard décalé revient en fait à reconduire d'autres clichés.

Des pieds à la tête
Marc B. Armendaud

Versailles, novembre 2001 : un atelier itinérant, qui se propose d'explorer Saint-Quentin-en-Yvelines, est organisé par un collectif d'étudiants de l'Ecole d'architecture de Versailles (EAV), de l'Ecole nationale supérieure du paysage, et des Beaux-Arts de Paris.

Cologne, notes sur la rive aveugle
Boris Sieverts

Le Schäl Sick (littéralement "la rive aveugle") est une région de la périphérie de Cologne. Boris Sieverts l'a souvent parcourue - seul, mais surtout comme guide des randonnées pédestres qu'organise dans les marges des villes son agence de voyages urbains. Le récit qu'il livre de cette épreuve de la périphérie consigne avec minutie les situations et les rencontres, analyse les sensations qu'elles font naître et tente de formuler le projet qui sous-tend ses excursions dans ce type de territoire, celui d'une "densification poétique" du monde.

L'intimité territoriale
Jean-François Chevrier et Marc Pataut

En 1997, l'association NE PAS PLIER faisait paraître une élégante brochure présentant des photographies prises par Marc Pataut du terrain vague du Cornillon et de ses habitants, avant que ces derniers n'en soient chassés par le chantier du Grand Stade de Saint-Denis. Dans un texte qui les accompagnait, et que nous redonnons ici, Jean-François Chevrier montre que ce que Marc Oataut parvient à imprimer sur sa pellicule, c'est le fragile oxymore qui caractérise ce genre de territoires vacants lorsque s'y accrochent ou s'y fabriquent, pour un temps, quelques habitudes.

Entre chien et loup
Luc Baboulet

Les friches, les marges et tous les endroits qui témoignent d'une forme de désoccupation des sols, quasi provisoire soit-elle, sont à la mode. La quête utopique paraît même avoir trouvé là l'un de ses derniers refuges. Luc Baboulet tente donc de l'y débusquer, en interrogeant les limites du mouvement qui poussent de plus en plus de gens du monde de l'art, de l'architecture et de la "culture" en général, à partir en vacance, et à institutionnaliser ces situations de jachère.

Des yeux qui n'entendent pas...
Nicolas Frize

Nicolas Frize mène depuis une quinzaine d'années sa recherche musicale sur plusieurs fronts : l'interprétation, l'instrumentation, plus directement engagées dans l'espace public qui l'amènene tà donner des concers dans des lieux inattendus. Il revient ici certaines de ses expériences et contestant la toute-puissance de la parole comme l'hégémonie de l'oeil, qui régissent aujourd'hui tout un pan de notre vie sociale, plaide pour une écoute de la complexité du monde qui permette de construire sur lui un véritable point de vue.

Peindre dans le plan : le Paris de l'Anglaise et le Duc
Jean-Baptise Marot

Des Mémoires de Grace Elliott dont l'Anglaise et le Duc est l'adaptation cinématographique, Eric Rohmer a écrit qu'ils nous donnent l'histoire "non seulement des épreuves d'une femme, mais de son regard, dont le point démission dans l'espcace et dans le temps est constamment précisé". Pour traduire ce regard et situer l'action de son film dans le Paris de l'époque, le cinéaste a choisi de faire peindre des tableaux dans lesquels les scènes d'extérieurs ont été incrustrées en post-production. Jean-Baptise Marot, l'auteur des tableaux, évoque ici le travail de documentation et de composition qui a présidé à l'élaboration de ces "plans".

Edifier ou architecturer
Pierre Caye

C'est à travers la reprise et l'interprétation du De architectura de Vitruve que la pensée architecturale humaniste et classique s'est largement construite. Le De re aedificatoria d'Alberti (1452) et le commentaire savant que donne Daniele Barbaro du traité vitruvien un siècle plus tard représentent à cet égard deux monuments théoriques majeurs. En comparant ici leurs desseins respectifs, Pierre Caye, repère l'écart entre deux façons sensiblement opposées de concevoir l'architecture et son opération.

Jouir démocratiquement du temps
Jean-Philippe Antoine

Le Culte moderne des monuments aura bientôt cent ans. A l'aube du XX° siècle, Aloïs Riegl tentait d'y faire le partage entre les différentes valeurs au nom desquelles nous instituons, chérissons et entretenons comme monuments certaines productions de l'art humain. A la lumière des évolutions qu'ont connues les notions d'art, d'histoire et de patrimoine, Jean-Philippe Antoine montre combien les thèses de ce livre important, et jusqu'à ses apories mêmes, en recommandent la lecture aujourd'hui.

 

 

 

N°8, printemps 2002

Éditorial
Sébastien Marot

L'insolite banlieue du Guide du Routard
Soline Nivet

Des pieds à la tête
Marc B. Amengaud

Cologne, notes sur la rive aveugle
Boris Sieverts

L'intimité territoriale
Jean-François Chevrier
et Marc Pataut

Entre chien et loup
Luc Baboulet

Des yeux qui n'entendent pas...
Nicolas Frize

Peindre dans le plan : le Paris de
L'Anglaise et le Duc

Jean-Baptiste Marot

Edifier ou architecturer
Pierre Caye

Jouir démocratiquement du temps
Jean-Philippe Antoine


 

 

 
visiteur@sfarchi.org
 
Société française des architectes
© Société française des architectes - 2001
Page mise à jour le 30/05/03